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LES GALERIES D'ART ET LE COVID 19 (part 2)

 

 

 

Le marché de l'art en état d'« arrêt cardiaque », selon le rapport ArtTactic

 

 

 

28/05/2020

« Depuis début mars 2020, le marché mondial de l'art a subi l'équivalent d'un arrêt cardiaque. » 

C'est ce qu'indique la dernière Art Market Confidence Survey, publiée par la société d'analyse ArtTactic mi-mai. L'enquête, basée sur les témoignages de 125 insiders de l'art (collectionneurs, maisons de vente aux enchères, conseillers et autres professionnels de l'art), est compilée tous les six mois.

Elle donne un « indice de confiance » du marché et fournit des chiffres précis issus des données des enchères. 

Ses conclusions sont dramatiques.

Les ventes aux enchères chez Sotheby’s, Christie’s et Phillips se sont effondrées de 87 % entre mars et mai 2020, par rapport à la même période l’année dernière, la crise ayant annulé 3,7 milliards de dollars de ventes aux enchères. 

Dans l'ensemble, les personnes interrogées indiquent que la confiance est à son plus bas niveau, plongeant même en dessous du chiffre de novembre 2008.

En ce qui concerne les artistes, la crise est une mauvaise nouvelle pour les « émergents », alors que la confiance se maintient pour les « confirmés ».

À court terme, l'enquête place Gerhard Richter et John Baldessari en tête de liste, tandis que parmi les étoiles montantes, elle identifie Rashid Johnson et Lynette Yiadom-Boaky.

Par ailleurs, 37 % des sondés pensent que la crise pèsera négativement sur le marché de la jeune génération d'artistes pendant au moins encore un an. 

L'auteur du rapport, Anders Pettersen conclut : « Il est difficile de savoir quand le marché de l'art retournera à une certaine normalité, et si cette nouvelle norme ressemblera au monde de l'art et au marché de l'art tels que nous les connaissions. »

 

05/06/2020  

Le terminal 1 de l'aéroport Nice Côte d'Azur ne rouvrira pas avant mars 2021

Jean-Pierre Savarino, le président de la Chambre de commerce et d'Industrie Nice Côte d'Azur a fait savoir ce jeudi sur Azur TV que la première plateforme aéroportuaire de France après celles de  Paris, ne rouvrira complètement que l'année prochaine.

Point d'entrée essentiel du territoire du sud-est de la France, l'aéroport de Nice Côte d'Azur n'est aujourd'hui plus qu'à 2% de son activité. Et le terminal 1 de l'aéroport Nice Côte d'Azur ne rouvrira pas avant mars 2021, selon Jean-Pierre Savarino, le président de la Chambre de commerce et d'Industrie Nice Côte d'Azur qui était l'invité d'Azur TV.

Alors qu'Orly va progressivement redémarrer en juin, mais pas sur la totalité des vols, sur 130 destinations normalement au départ de Nice, il n'y a que deux avions qui partent par jour depuis la Côte d'Azur.

Les vols internationaux ne sont plus programmés pour l'instant.  

11/06/2020

​"40% des yachts ne viendront pas à Antibes en 2020"

Les sociétés de services (de management, de charter, de vente et de formations) vivent aux dépens de l’activité des Yachts.

Certains yachts ont pris la décision de rester dans leur port d’attache.

Des futurs propriétaires ont mis fin à des projets de constructions de nouveaux navires. D’autres mettent en vente leurs unités.

D’après les informations dont nous disposons, nous estimons que 40% des yachts ne viendront pas à Antibes dans cette saison 2020.

Des sociétés peuvent disparaître?
Pour ce qui concerne les sociétés de services nous estimons que 30% d’entre elles ne reprendront pas ou disparaîtront avant la saison 2021. Sur les 70% qui résisteront, 50% ne survivront pas au-delà de trois ans. Les demandes de formations sous cursus français sont en voie de disparition, parce que ne correspondant pas aux besoins du Yachting international, peu modularisées, contraintes administratives trop complexes...

La pandémie de la COVID 19 n’en est pas responsable: elle n’a fait qu’accélérer le processus. Il est urgent de réformer notre mode de fonctionnement et d’avoir une vision internationale du yachting en d’être en mesure de répondre aux réels besoins.

Quels sont les domaines concernés?
Les chercheurs d’emplois hébergés dans les Crew houses, les officiers, matelots, mécaniciens et personnel de service sur les yachts, les sociétés de management, de charter, de vente, les institutions de formation maritime...

 Les capitaines de yachts eux aussi ont suspendu ou rompu tous les contrats des saisonniers. Ils sont entre 6.500 et 7.000 chaque année. Les équipages sont maintenus au strict minimum.

Du fait de la crise sanitaire, la plupart des galeries d’art consentent à des rabais de 20 % à 40 %

Depuis trois mois, la majorité des galeries en France comme à l’étranger consentent à des rabais de 20 % à 40 % pour dégager de la trésorerie. Mais peut-on demander une ristourne sans prendre le risque de paraître cupide ou prédateur ? « Tout est question de doigté », avance Nathalie Obadia.

Prix avant et post-Covid

Cofondateur de la galerie Loeve & Co, spécialisée dans le « revival » d’artistes sous-cotés, Stéphane Corréard va plus loin : « Les collectionneurs ne devraient jamais avoir honte d’acheter, même bon marché. Dans ces temps qui sannoncent très difficiles pour tout l’écosystème de lart, leurs achats vont contribuer plus que jamais à la survie des artistes et des galeries. Ils font une affaire, on développe notre affaire. »

Forte de cet adage, la galerie a lancé le 13 avril le projet Loeve & Co-llect. Durant toute la durée du confinement, du lundi au vendredi à 10 heures pétantes, la galerie propose via un courriel adressé à ses collectionneurs, ainsi que sur Twitter et Instagram, une œuvre avec deux prix, avant et post-Covid-19. « Chaque œuvre nest disponible que pendant vingt-quatre heures, vendue au collectionneur le plus rapide, sans négociation possible, sinon des délais de paiement que nous accordons encore plus volontiers quavant », précise Stéphane Corréard.

Mais à l’inverse des enchères, ce n’est pas l’acheteur le plus riche mais le plus rapide – ou intrépide – qui rafle la mise. Une œuvre des années 1970 de l’artiste conceptuel Ben, étiquetée à 7 500 euros au lieu de 11 500 euros, a trouvé preneur en moins d’une demi-heure. La galerie, qui a vendu vingt-quatre des vingt-six pièces présentées, a décidé de poursuivre l’initiative au-delà du confinement.

David Casini pour 1 400 euros

La jeune galeriste Valeria Cetraro fait aussi le pari de la transparence avec le catalogue Awakening proposant un choix d’œuvres à 30 % du prix habituel, pour une durée limitée d’un à trois mois. Une sculpture de l’Italien David Casini est ainsi affichée pour 1 400 euros au lieu de 2 000 euros. « La réduction va au-delà de celle que certaines institutions ou collectionneurs nous demandent habituellement, confie Valeria Cetraro. Ces 30 % correspondent au sacrifice que nous, la galerie et les artistes, en concertation, consentons à faire afin d’ouvrir le marché à un nouveau public. Et la transparence que nous proposons contribue à mettre tous les acheteurs sur un pied d’égalité. »

Mais ces rabais ne vont pas sans questions. Quel est le juste prix d’une œuvre ? Les amateurs qui ont acheté au « prix fort », avant la crise, ne risquent-ils pas d’en faire le reproche aux galeristes ? « Une œuvre vaut tout autant 10 qu’elle ne vaut 100 », avance le marchand Christophe Gaillard, qui a lancé sur Instagram l’opération « Ça n’a pas de prix ». Et de préciser : « La vérité du prix, cest laccord entre un acheteur, lartiste et le galeriste, qui, après avoir débattu des conditions de création d’une œuvre, décident de sa valeur. »

Pour Georges-Philippe Vallois, toute remise n’est que conjoncturelle. « La crise que nous vivons n’est pas celle du goût, elle ne remet pas en question l’histoire de l’art, veut-il croire. Les réductions que les galeries pourraient faire pendant six à neuf mois ne correspondent pas aux prix de demain. »

 

09/07/2020

Qui sont ces touristes qui sauvent ce début d’été à Nice?

Même s’ils ne se bousculent pas dans les hôtels ni sur les galets, des vacanciers jettent l’ancre à Nice. Principalement des Français et des Européens, motorisés et middle classe

Français, européens, motorisés, de classe moyenne, en quête de visites et d’animations accessibles, séjournant quelques jours seulement sous le soleil de la baie des Anges.

Voilà la tendance résumant le profil des touristes actuellement en goguette à Nice.

Exit les Américains, les Asiatiques, les Orientaux, les Russes argentés. La faute à la fermeture des frontières internationales.

On se surprend à s’extasier sur le passage d’un avion à destination du tarmac niçois.…

14/12/2020

Le terminal 1 de l'aéroport de Nice-Côte-d'Azur restera fermé une grande partie de l'année 2021

Le terminal 1 de l'aéroport de Nice restera fermé au moins jusqu'à l'été.

Le terminal 1 de l'aéroport de Nice-Côte d'Azur ne rouvrira pas avant l'été 2021.

Les instances dirigeantes ont même carrément signé un accord d'activité partielle longue durée sur trois ans.

L'aéroport explique même que l'ouverture de cet été ne se fera seulement que pour assurer le pic estival.

Le terminal 1 pourrait refermer ensuite.  

En 2020, Nice ne dépassera pas les 4,5 millions de passagers, c'est-à-dire trois fois moins qu'en 2019 ; année durant laquelle la plateforme aéroportuaire avait comptabilisée prés de 15 millions de passagers.

 

04/01/2021

Les galeries à la peine

Côté galerie, le bilan est plus mitigé. Seuls 2 % d'entre elles ont fermé leurs portes selon le rapport Art Basel/UBS publié en septembre, mais les plus jeunes structures sont à la peine. 

Les pertes se chiffrent, selon le Comité professionnel des galeries d’art (CPGA) à - 30 à 40 % en moyenne. Un tiers des enseignes françaises accusent même une chute de 70 % de leurs transactions.

« Ces pertes seront difficiles à rattraper en l’absence de foires », se désole Marion Papillon, présidente du CPGA.

D’autant que le second confinement a affecté le moral comme les affaires de pas mal de collectionneurs.

Mais, nuance le galeriste Georges-Philippe Vallois, « nous sommes dans une logique de temps suspendu, de parenthèse dont on ne sait combien de temps elle va durer, sans toutefois assister à une remise en cause de l’art contemporain et de ses stars ». 

 

21/01/2021

Des musées espagnols ouverts mais désertés

Pour qui a un jour fréquenté les musées espagnols, contempler dans la solitude des œuvres telles que le Guernica de Picasso (au Reina Sofía), les Ménines de Velázquez ou le Jardin des délices de Jérôme Bosch (toutes deux au musée du Prado) – pour donner trois exemples d’œuvres mondialement connues – relevait auparavant du rêve.

Il est devenu réalité : même si l’Espagne est l’un des rares pays à ne pas avoir fermé ses institutions culturelles depuis leur réouverture en juin dernier, les mesures prises contre la propagation de pandémie laissent les salles des musées à moitié vides.

Sans le tourisme étranger ou national, la capacité d’accueil autorisée de 30 % n’est pas atteinte, en dépit de l’imagination déployée par les responsables culturels pour formuler de nouvelles propositions.

Pour encourager la fréquentation, l’entrée est gratuite ou proposée à un tarif très réduit, ce qui a entraîné une forte diminution de la principale source de revenus des musées.

Une importante baisse de fréquentation

Les chiffres fournis par ceux-ci sur la perte de visiteurs en 2020 font froid dans le dos.

La baisse de fréquentation moyenne avoisine les 70 % et la majeure partie des entrées s'est concentrée sur les premiers mois de l'an dernier, avant le confinement total de l’Espagne entre le 13 mars et le 5 juin.

Le musée le plus visité d’Espagne, le Reina Sofía, n’a enregistré que 1 248 486 visites sur ses trois sites, contre 4 425 699 visites en 2019.

Le musée du Prado a connu 852 161 entrées, loin des 3 203 417 de l’année précédente. 

Enfin, le musée national Thyssen-Bornemisza affiche des chiffres similaires : il a reçu 341 008 visiteurs en 2020 contre 1 034 873 en 2019, ce qui représente une perte de fréquentation de 67 %. Au-delà de ces trois mastodontes culturels, le panorama s’assombrit encore.María Dolores Jiménez-Blanco, à la tête de la direction générale des Beaux-Arts au ministère espagnol de la Culture, explique recevoir en permanence des demandes d’aide en provenance des 16 musées nationaux qui dépendent du ministère, des 60 musées dont la gestion a été transférée aux régions.

 

22/01/2021

Covid-19 : un retour à la normale à l’automne ?

Le gouvernement prévoit de vacciner 70 millions de personnes avant la fin du mois d’août.

"43 millions à la fin du mois de juin, 57 millions à la fin du mois de juillet, et 70 millions, c’est-à-dire la totalité de la population française à la fin du mois d’août" : tel est le calendrier de vaccination présenté par Olivier Véran jeudi 21 janvier.

Avec 132 millions de doses commandées d’ici à la fin de l’année, le projet semble tenable, mais il dépend aussi et surtout des autorisations de mise sur le marché, que seuls les laboratoires Pfizer et Moderna détiennent pour le moment.

La diffusion des variants, un frein pour le vaccin ?

Les autorités sanitaires vont également devoir composer avec la multiplication et la propagation des variants du Covid-19.

Pour l’heure, difficile de savoir si le vaccin y sera adapté.

"Lorsqu’on trouvera un variant, il faudra faire évoluer le vaccin, pour lui permettre d’être efficace de façon plus large“, indique le Professeur Jean-Michel Pawlotsky, chef de service bactériologie et virologie de l’hôpital Henri-Mondor à Créteil (Val-de-Marne).

Pour l'heure, et alors que le virus circule toujours activement sur le territoire, le gouvernement n'exclut pas un nouveau confinement. 

 

01/02/2021

Pour les galeries d’art, une situation moins sombre que redouté

Soutenu par les aides publiques durant la crise économique, le secteur bénéficie aussi de sa position de dernier bastion des rencontres artistiques et culturelles en période de Covid-19.

En mars 2020, le Comité professionnel des galeries d’art (CPGA) tirait le signal d’alarme : un tiers de ses membres pourrait baisser le rideau à la suite de la pandémie de Covid-19.

Moins d’un an plus tard, la situation est sombre, mais moins tragique que redouté, comme l’atteste une enquête commandée aux économistes Nathalie Moureau et Olivier Mouate, portant sur la période de janvier à octobre 2020.

Certes, 78 % des galeries affichent un bilan en recul. Et les pertes essuyées sont conséquentes : un tiers ont vu leur chiffre d’affaires chuter de 25 % à 50 % par rapport à 2019, tandis qu’un autre tiers subit une baisse supérieure à 50 %.

Fatalement, 25 % des galeries ont dû réduire leurs effectifs. Mais rares sont celles à avoir tiré le rideau. 

« Pour l’instant, les quelques fermetures recensées sont liées à des fragilités antérieures », admet Marion Papillon, présidente du CPGA.

Sans doute parce que les filets de sécurité actionnés par l’Etat ont permis à la plupart de garder la tête hors de l’eau. Ainsi, 59 % des galeries ont bénéficié d’une aide au chômage partiel, 32 % d’une exonération de charges et 45 % du fonds de solidarité.

Une galerie sur deux a aussi eu recours au prêt garanti par l’Etat, principalement celles dont les chiffres d’affaires s’échelonnent de 500 000 euros à 3 millions d’euros.

Budget d’achat

Seules un tiers des galeries dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500 000 euros ont mobilisé cette aide, sachant que les banques, redoutant les risques de surendettement et d’insolvabilité, n’ont ouvert les vannes du crédit qu’avec parcimonie. Si 70 % des galeries ont demandé une modulation de leurs loyers, seules 38 % l’ont obtenue.

Principales bénéficiaires, celles logées chez les bailleurs sociaux parisiens, qui ont voté en juin 2020 une exonération des loyers et des charges de leurs locataires du secteur culturel pendant six mois.

Le soutien public s’est aussi exprimé dans les acquisitions.

Le budget d’achat du Centre national des arts plastiques a ainsi doublé au cours de la période considérée, passant de 600 000 euros à 1,2 million d’euros.

En 2021, cet établissement public compte distribuer 2 millions d’euros aux galeries d’art contemporain réalisant un chiffre d’affaires entre 80 000 euros et 800 000 euros – soit la majorité des enseignes françaises.

Surtout, depuis que les contraintes sanitaires ont provoqué la fermeture des musées, les galeries, dernier bastion où il est encore possible de voir de l’art et de socialiser, ne désemplissent pas. 

« On a une fréquentation inhabituelle, reconnaît Marion Papillon. J’ai revu des collectionneurs qui ne venaient plus depuis six ou huit mois. » 

Mais, poursuit la présidente du CPGA, 

« cela ne se traduit pas forcément par une activité débordante. Les prises de décisions sont plus lentes, l’ambiance est tout sauf optimiste. On ne sait pas où on en est ».

 

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